Le 27 septembre 2020, la population suisse sera appelée à se prononcer sur l’initiative populaire « Pour une immigration modérée (initiative de limitation) ». Cette initiative vise à mettre fin à l’actuelle libre circulation des personnes avec les pays de l’Union européenne (UE). Par ailleurs, aucun nouveau traité international octroyant la libre circulation des personnes aux ressortissants étrangers ne devra être conclu. En raison de la fameuse clause guillotine, supprimer la libre circulation des personnes entraînerait la fin de l’ensemble des accords bilatéraux I et la suppression des mesures d’accompagnement. Le titre choisi par les initiants, soit « Initiative de limitation », ne fait donc pas référence à la nature extrême de son contenu. Dans les faits, il s’agit d’une « initiative de résiliation ». Lors de sa conférence de presse du jour, le comité interpartis « NON à l’initiative de résiliation », composé du PLR, du PDC, du PS, du PVL, du PEV, du PBD et des Verts, a appelé au rejet, le 27 septembre prochain, de ce texte porté par l’UDC. De plus, au sortir de la crise que nous vivons actuellement, il serait tout simplement inconscient de mettre en danger notre économie, notre recherche et nos conditions de travail en mettant un terme aux accords bilatéraux.

Pas d’expériences, surtout après la crise du coronavirus

En septembre, nous voterons sur l’initiative de résiliation de l’UDC. Le texte donne au Conseil fédéral exactement un an pour négocier avec l’UE sur la fin de la libre circulation des personnes. Si cette négociation n’aboutit pas, le Conseil fédéral devra résilier unilatéralement l’accord de libre circulation dans les 30 jours. La fin de la libre circulation de personnes reviendrait, compte tenu de la clause guillotine, à mettre un terme à tous les accords bilatéraux I – ce qui aurait de lourdes conséquences. Les accords bilatéraux I sont au cœur des relations entre la Suisse et l’UE qui est notre plus important partenaire commercial. En effet, plus de la moitié du commerce extérieur de la Suisse passe par l’UE, et environ 65 % de nos importations proviennent de l’UE. Il serait bien imprudent de mettre en péril les bonnes relations que nous entretenons avec nos États voisins dans une période économique déjà difficile. Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre une telle expérience.

Renforcer l’innovation

Une économie suisse forte dépend en partie des compétences des travailleurs qualifiés de l’étranger. La libre circulation des personnes permet à nos entreprises d’avoir un accès facile et sans bureaucratie excessive à du personnel hautement qualifié. La crise du coronavirus nous a montré de façon impressionnante l’importance des spécialistes, par exemple dans le secteur de la santé. La Suisse est également forte parce qu’elle est un lieu de recherche de premier plan au niveau mondial. L’initiative de résiliation menace de nous faire perdre un réseau international en matière d’éducation, de recherche et d’innovation. Cependant, la libre circulation des personnes ne fonctionne pas seulement de l’UE vers la Suisse, mais aussi dans le sens inverse. Cette initiative nous prive de la liberté d’apprendre, de vivre et de travailler partout en Europe.

Garantir la protection des salaires

L’argument selon lequel, sans accords bilatéraux, nos salaires et nos conditions de travail s’amélioreront est tout simplement faux. La fin de la libre circulation des personnes signifie également la fin des mesures d’accompagnement. Si ces mesures de protection des salaires cessent de s’appliquer, la pression sur les salaires augmentera – pour tous les employés. Si les salaires dans les secteurs de la construction, de la restauration ou des services baissent, toute la structure salariale commencera à glisser dans cette direction et d’autres secteurs suivront. Plus que jamais, nous avons besoin de mesures tournées vers l’avenir plutôt que de pseudo-solutions : une formation et une formation continue ciblées, un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée et des prestations transitoires suffisantes pour les chômeurs âgés. Ce sont précisément de telles mesures que l’UDC a toujours rejetées au Parlement.

Une protection de l’environnement digne de ce nom passe par la coopération internationale plutôt que l’isolement

Les arguments liés à l’environnement de l’UDC sont également peu plausibles. En effet, qu’un employé vive dans la région du Baden-Württemberg ou à Bâle-Campagne n’a aucune incidence en ce qui concerne le domaine environnemental. En effet, dans les deux cas, il consomme de l’électricité, de l’énergie et des ressources. Les frontières entre Etat ne s’appliquent donc pas à la protection de l’environnement.

Télécharger le dossier de presse

 

 

 

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Campagne contre l’initiative de résiliation des accords bilatéraux 
Pour une Suisse ouverte + souveraine

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